
Le jour où Dieu est parti en voyage
On dit souvent qu’il y a bien trop de festivals de films. Non seulement il doit y en avoir à peu près 10.000 dans le monde, mais dans une ville comme Montréal il y a presque toujours un festival en cours. Présentement, les Rendez-vous du Cinéma à peinte terminés, le FIFA ( Festival des films sur l’Art ) commence, alors que le Festival des films sur les droits de la personne bat encore son plein. Et ce festival, tenu à bout de Bras par Diya Angeli avec une équipe bien réduite, montre parfaitement pourquoi ces petits festivals méritent leur place. Jour après jour, la programmation est excellente, il y a plein de monde dans les salles, on a l’occasion de voir des films qu’on ne verrait pas autrement, et il y a des discussions animées aprés les films. C’est l’occasion de prendre conscience d’enjeux liés aux droits de la personne partout au monde. Parmi les excellents films que j’ai eu l’occasion de voir cette semaine il y avait l’excellent film d’ouverture, Le Jour ou Dieu est parti, un film sur une survivante du génocide au Rwanda qui donne l’impression d’être un film de maturité mais qui est en fait la première réalisation du directeur photo Philippe Van Leeuw.
Il y avait Reporter, aussi un excellent film sur le journaliste Nick Kristof, celui qui a porté le génocide du Darfour à l’attention du monde et qui s’est deux foix mérité le prix Pulitzer. Un film bien construit, avec une narration exemplaire, sur un ton personnel. Et hier soir j’ai vu El Sistema, un film un peu trop long mais quand même exellent, sur le mouvement de musique pour les jeunes dans les bidonvilles au Vénézuela. Nous avons besoin de ses films, et besoin de ces festivals. Évidemment, on pourrait dire que je prêche pour ma paroisse, puisque mon film Les Super-Mémés est le film de clôture du festival. Je reviendrai sur le sujet.
Merci à Jessica Berglund pour l’aide avec ce blogue.
