Depuis deux semaines, les journaux et médias électroniques ont beaucoup parlé du film LA BATAILLE DE RABASKA que j’ai co-réalisé avec Martin Duckworth. (Production ONF, Yves Bisaillon et Johanne Bergeron.) Toute cette attention est due en partie à l’excellent travail de notre relationniste Marie-Claude Lamoureux. Je vous reviendrai sur l’impact que toute cette couverture médiatique a eu sur le mouvement d’opposition, mais voici d’abord les critiques des journaux. Le film est encore projeté dans trois salles, au Cinéma ONF à Montréal, au Cinéma du Parc ( avec sous-titres anglais) et au Cinéma Cartier à Québec. Voir www.onf.ca/labataillederabaska
«Comme dans une fiction, le spectateur s’identifie aux protagonistes selon ses propres opinions. …nous en apprend plus sur l’engagement citoyen et la nature humaine que bien des précis de sociologie. Édifiant. »
Mario Cloutier, La Presse
« D’habitude, c’est pas ma tasse de thé ce genre de film, mais ça, c’est vraiment du cinéma! »
Franco Nuovo, Radio-Canada
« …un document fascinant (…) qui pose des questions pertinentes sur l’état de la démocratie québécoise. »
Médiafilm
« …prouve, de façon éloquente, que le vieil adage demeure d’une cruelle actualité : « Si tu ne t’occupes pas de la politique… » »
André Lavoir, Le Devoir
« In case there aren’t enough reasons to spike your blood pressure at this time of year, watch La bataille de Rabaska. »
John Griffin, The Gazette
« Clairement engagé, le film résume la situation de façon concise et convaincante, avec nombre d’arguments probants, mais aussi une forte dimension humaine. »
Kevin Laforest, Voir
« En évaluant le poids de la mobilisation citoyenne contre celui des ténors de l’industrie, les cinéastes tracent un portrait touchant du visage des militants et des enjeux environnementaux québécois. »
Frédéric Towner-Sarault, Alternatives
« …un film marquant, dont on sort en colère contre le système qui a permis à un groupe industriel de faire changer le zonage agricole pour répondre à des besoins en énergie complètement artificiels. »
Sophie Bernard, www.lienmultimédia.com <http://www.lienmultimédia.com>

Bonjour,
j’ai regardé avec beaucoup d’intérêt La bataille de Rabaska. Je suis sorti de la projection touché et surtout en colère contre notre système politique et judiciaire qui permettent que de telles choses puisse survenir, surtout de cette façon. Étant moi-même avocat (engagé et œuvrant pour le bien collectif au sein d’un organisme communautaire) j’étais particulièrement dégouté par une portion du film ou l’on voit quelques militants “muselés” (dont M. plante, un des principaux protagonistes du film) par une injonction demandée au tribunal par l’Administration portuaire de Québec (au sujet des croisières). Je revenais chez moi en me disant que je ne comprenais pas comment un juge avait pu ainsi baîlloner des citoyens qui faisaient valoir leurs droits et les empêcher de s’exprimer sur ce sujet. C’était une entrave tellement évidente à leur liberté d’expression! Je n’en revenais pas. J’ai donc fait des recherches (sur le site http://www.jugements.qc.ca) et j’ai retrouvé le jugement en question (Administration portuaire de Québec c. Plante, no dossier 200-17-007636-061, cour supérieure, c’est gratuit et public). Quelle ne fût pas ma surprise de constater que la demande d’injonction en question a été rejetée par le juge et ce, en des termes très clairs. Pourtant, à mon souvenir, le fait que le système judiciaire se soit rangé du côté des militants, sur ce point, n’est pas mentionné dans votre ouvrage. Ce fait était, il me semble, important. C’était la cerise sur le sundae de l’injustice, un des points dramatiques du film. Vous nous laissez même plutôt entendre que l’injonction a été accordée. Je dois vous avouer que ce détail me chicotte encore et j’ose espérer que le reste de l’information véhiculée a été traitée avec plus de rigueur. Qu’en pensez-vous?
Ceci étant dit, je tient a répété que j’ai adoré ce film.
Bravo. Au plaisir de vous lire.